ACTION LAFARGE

Pendant ces quelques mois de confinement, nous avons pu entrevoir un monde autre. Un monde dans lequel l’économie et l’industrialisme n’imposent pas leur logique mortifère à l’ensemble du vivant. Mais un monde aussi où les plus précaires, les plus exposé.es (femmes, prisonnier·es, travailleur·ses, habitant·es des périphéries du monde « civilisé »), les plus lucides à l’iniquité de ce système ont souffert plus que jamais de la domination et des violences qu’il porte. Tout converge vers les mêmes causes, vers les mêmes problèmes, vers les mêmes responsables.

Ce monde ne doit pas reprendre. 

Et en premier lieu ces industries qui défrichent, extraient, polluent, rejettent. Ce productivisme insensé, détaché du vivant, et qui nous conduit droit vers la catastrophe.

Pourquoi une centrale à béton ?

Peut-être avant tout, car le béton détruit tout nos chances de construire un monde différent. Comment se nourrir sur des sols meurtris ? Comment vivre, et non survivre, sans la richesse de la biodiversité, des interactions du monde du vivant, dont nous faisons partie et dépendons ?

Au nom du développement, l’équivalent d’un département disparaît en France tous les 6 ans sous le béton. 20m² à la seconde. 20 m² de moins pour la vie, pour les oiseaux, pour la survie de tous·tes, pour l’agroécologie de demain. Alors qu’il faut 1000 ans pour constituer quelques centimètres de terre arable, quelques semaines suffisent pour tuer tout organisme sous une couche de béton. Quand cette folie prendra-t-elle fin ?

Il nous revient de tirer les conclusions de ce calcul absurde. La terre est notre plus bel écrin, notre plus précieux héritage, notre unique possible. Plus nous évitons cette évidence et plus nous empiétons sur l’avenir. Le nôtre. Celui de nos enfants. Celui de tout le vivant.

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